MOURYA
Ou bien...ou bien

La Lettre de l’éditeur: Mourya, la voix de tous les Nigériens

On ne pouvait pas trouver date plus symbolique pour lancer ce journal. MOURYA est porté sur les fonts baptismaux alors que le Niger commémore le 61è anniversaire de son accession à l’indépendance; en réalité les 63 ans de la proclamation de la République le 18 décembre 1958, date à laquelle le Niger devient une république autonome au sein de la Communauté française. Que de chemin parcouru depuis six décennies! Un chemin qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, loin s’en faut. Ballotté entre instabilité politique chronique faite de coups d’Etat à répétition, rébellion touarègue et endémiques difficultés socio-économiques, le pays qui a souvent plié sans jamais rompre poursuit inlassablement sa longue quête d’un mieux-être et d’une stabilité pérenne sans laquelle toutes les actions de développement sont vouées à l’échec.

Fort heureusement, le Niger semble avoir tourné résolument le dos aux aventures politiques sans issue. Cette fête de l’indépendance intervient, en effet, comment pourrait-on l’oublier, presque un an après le premier tour de la dernière élection présidentielle qui a consacré pour la première fois la dévolution pacifique et démocratique du pouvoir entre deux présidents civils. Le 2 avril 2021, Mahamadou Issoufou a ainsi passé la main dans la plus pure tradition républicaine à son successeur élu Mohamed Bazoum dont c’est le premier 18-Décembre à la tête de l’Etat.

Dans son rôle, l’opposition n’a pas manqué de…s’opposer aux résultats sortis des urnes. Ce qui est dans l’ordre normal de l’architecture démocratique que les Nigériens ont choisi de construire, dans une logique des diversités dans l’unicité. Le vainqueur de ces élections historiques, Mohamed Bazoum, n’a pas manqué non plus de féliciter cette opposition à qui il a tendu la main, pour travailler ensemble dans un seul but : l’intérêt de la Nation. Et c’est tout le charme de la démocratie qui s’est ainsi superbement étalé depuis les bords du Niger, à la face du monde entier. Une nouvelle ère s’est, de ce fait, ouverte, pleine d’espoir malgré les défis, nombreux, qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme, qui mobilise toutes les énergies, des questions de santé, d’éducation, d’environnement, sans oublier une démographie galopante dont les autorités nigériennes comptent bien tirer le meilleur dividende possible.

C’est dans ce contexte que naît Mourya, qui entend être la Voix du Niger, de tous les Nigériens et Nigériennes aussi bien de l’intérieur que de la diaspora, des villes comme des campagnes. Ce journal est donc le vôtre. Il vient enrichir davantage un paysage médiatique déjà bien diversifié, mais on ne le sait que trop, on est jamais trop nombreux pour cultiver le vaste champ de la liberté d’information et d’expression, et de la démocratie un journal qui se veut la voix de tous les Nigériens, avec l’objectivité, l’éthique et la déontologie chevillées aux corps.

Nous entendons donc, aux côtés de nos illustres devanciers engagés dans ce sacerdoce et qui font déjà un travail remarquable, y occuper notre place pour tracer notre sillon en toute indépendance et professionnalisme, sans manichéisme aucun. Un journal plus et non un journal de plus qui veut contribuer à la paix et à la stabilité, à un enracinement démocratique encore plus fort et pour permettre aux Nigériennes et aux Nigériennes, qui ont la foi et l’espérance chevillées au corps, de mener le seul combat qui vaille: celui du développement. Tel est notre credo, inscrit au frontispice du canard. Bonne lecture à tous et à toutes ! .

Mourya, La Voix du Niger

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